Denier de l’Eglise

L’Eglise catholique diocésaine, dont nos paroisses, vit de votre générosité : le denier de l’Eglise, les quêtes du dimanche, les offrandes de messes, le casuel (offrande de baptême, mariage, obsèques), les dons et legs…

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Les amateurs de l’histoire des relations entre l’Eglise et l’Etat républicain français seront intéressés par la contribution ci dessous :

‘Il est à l’origine de l’actuel « Denier de l’Eglise »… Monseigneur François – Xavier SCHOEPFER, naquit à Wettolscheim, France, le 22 avril 1843 dans une riche famille de viticulteurs alsaciens. Eduqué dans la foi catholique, la religion l’attire et c’est très jeune qu’il entre au séminaire. Ordonné prêtre le 22 décembre 1866, il est rattaché au diocèse de Paris. Nommé évêque de Tarbes le 7 décembre 1899. Il est le premier, en 1912, à porter le titre « d’évêque de Tarbes et Lourdes » et de « gardien des sanctuaires ». II meurt, dans le palais épiscopal de Tarbes, le 24 août 1927. Ce prélat, dont l’épiscopat fut, à ce jour, le plus long de l’histoire de son diocèse, vécut en 1905, la « Loi de séparation de l’Église et de l’État » comme une agression contre « la France, Fille ainée de l’Eglise ». Dans une lettre adressée aux fidèles, il écrit : « le Diocèse de Tarbes, dont le Clergé se compose à peu près de six cents prêtres, touchait en 1905, sur le budget des cultes, la somme de 397.000 francs, chiffre assez considérable à première vue, mais qui se réduit à des moyennes bien modestes en arrivant jusqu’à tous ceux qui sont appelés à se le partager. Or, à la suite des suppressions opérées par la loi de séparation, le Clergé du Diocèse perd, dès la présente année 1906, la somme de 77.889 francs. Ce déficit va augmenter successivement, si bien que, dans quelques années, toutes les allocations et toutes les pensions étant abolies, les prêtres se trouvent privés, jusqu’au dernier centime d’un traitement. Ajoutons à cela, que cette opération de dépouillement se poursuivra au point que, les curés seront expulsés de leurs presbytères et les paroisses ne pourront plus recevoir des communes, ni allocations, ni secours d’aucune sorte. Toutefois, en attendant que vous obteniez par de pacifiques mais énergiques réclamations, c’est-à-dire, le bulletin de vote, le respect effectif de vos droits à la vie religieuse, laissez-nous faire appel à votre charité. Nous nous bornons, cette année, à prescrire une souscription générale dans notre Diocèse. Elle se fera dans chaque paroisse ». Son idée, reprise par les autres diocèses, est à l’origine de cette collecte nationale de fonds, « le Denier du Culte » devenu le « Denier de l’Eglise ».’

Pierre-Denis REBOULIN. © Mgr François Xavier SCHOEPFER et le sanctuaire marial de Lourdes, 1899 – 1927.