PARTAGE du dimanche 10 mai

Quel bel évangile…
– qui nous rassure : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé » , « je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi»
qui entend notre lenteur à connaître : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas », « Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi » «
– qui nous enseigne en toute humilité : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi » « Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres »
– qui nous offre : « celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père »
Dieu notre Père, Toi qui nous a donné ton fils pour nous guider vers toi, donne-nous de savoir voir en l’autre ton œuvre, donne-nous de savoir prendre le temps de te connaître à travers ton fils et à travers nos frères. Merci de nous offrir ce chemin de Vérité et de Vie !
Isabelle Nicolas

« Je suis la Vérité, le chemin et la Vie »
Cette phrase de Jésus m’a accompagnée tout au long de ma vie et particulièrement dans l’écoute de ceux qui sont loin de moi sur leur chemin de vie par leur civilisation, leur religion, ou encore leurs choix ou contraintes de vie. Cette phrase me disait: – tout homme s’il recherche honnêtement la vérité dans sa vie est sur le chemin de Dieu qui lui parle. Ecoute-le! -Oui il y a de nombreuses demeures dans la maison du Père.
« Je ne suis pas venu juger le monde mais le sauver. » Quelle phrase libératrice! L’amour du Père qui traverse Jésus ne peut qu’accueillir, sauver, me libérer.
Mais Jésus me met en garde contre ma conscience, ma mémoire, les paroles entendues et non mises en pratique, peuvent remonter, me juger et me condamner. Alors, j’essaye  de mettre en pratique…
Jésus me demande de me greffer à lui comme il est greffé sur son Père pour recevoir la force, l’envie d’aimer… et continuer son œuvre d’amour.
Et le moyen de me greffer sur le Christ est de croire en lui…alors il me reste à m’ouvrir à la beauté de son œuvre hier et aujourd’hui, cette œuvre tellement en accord avec mon aspiration profonde de Vie, et il me reste à lui dire merci pour son accompagnement : Il  est le chemin, la Vérité, la Vie.
Martine Vercambre

Dimanche dernier, Jésus se disait être à la fois « la porte » et « le vrai berger ». Dans cet évangile, il se donne trois autres façons de se dire « Je suis… » : « le chemin, la vérité et la vie ». L’évangéliste nous montre les apôtres en face, pleins de questions : Dieu a beau se dire à eux de multiples façons, ils semblent rester sur leur faim… et toutes ces paroles mystérieuses : c’est quoi cette place que Jésus part nous préparer? c’est quoi toutes ces maisons dans la maison du Père?
La fin de ce passage est peut-être là pour nous décoincer quand l’incompréhension est trop grande :  il y a une foi qui vient de la contemplation du Christ dans l’Évangile, qui est chemin, vérité d’amour, vie libérée des enfermements humains ;  ce même chemin nous  est promis, avec l’invitation à
reconnaître l’action de Dieu en nous.
Dominique Pain

Ne sommes-nous pas des Thomas ou des Philippe ? Nous aimerions savoir ce qui nous attend, ne pas avancer avec l’incertitude de ce que l’on va trouver !
Dans l’Ancien Testament, le mot « Torah » évoque la vérité, le chemin, la mise en route. Lorsque Jésus dit : »Je suis le chemin, la vérité, la vie », on peut entendre : « Je suis la Torah », c’est-à-dire « les Ecritures ».
Jésus nous montre le chemin pour rejoindre le Père. Il nous demande de lui faire confiance, d’avoir foi en lui ; il n’y a qu’à suivre ce qu’il nous a enseigné : relire les Ecritures, les mettre au centre de notre vie. Jésus est notre boussole, notre lampe. Nous pouvons chanter avec le psalmiste : « Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu’il fait ».
Marie-Christiane Arléry

St Jean nous apporte dans ce passage une formidable bouffée d’espérance ! Tout d’abord Jésus nous dit : ‘ Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; Je pars vous préparer une place’ Aussi différents sommes-nous les uns des autres nous aurons une demeure, une demeure différente du voisin car ma foi est singulière. Cette phrase est pour moi libératrice, pas de formatage nécessaire pour être près de Dieu, pas de méthode il suffit d’être soi-même et de croire en Jésus Christ…
 Il n’est certes pas si simple de croire… comme Thomas le pragmatique ou Philippe nous voudrions comprendre, savoir, avoir une recette. Comme les compagnons d’Emmaüs nous ne voyons pas avec notre cœur mais avec la raison, avec nos raisons, avec nos émotions…. Il est souvent difficile dans nos quotidiens de s’abandonner en toute confiance à cette présence qui est chemin-vérité et la vie.
La seconde bouffée d’espérance que je vois dans ce passage c’est le dernier verset. Non pas que j’ai la prétention de faire des miracles comme Jésus mais à travers les œuvres accomplies par la multitude des croyants, selon le charisme de chacun, Jésus ressuscité peut continuer son œuvre et être présence de Dieu en ce monde. Si nous savons regarder avec le cœur nous verrons alors que de nombreux miracles sont possibles dans nos quotidiens.
Corinne Martin

« Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Moi, je suis le Chemin, la Vérité, la Vie. »
Nous voici avec cette page d’évangile, confrontés au mystère de la relation entre le Père et le Fils, mystère qui traverse tout l’évangile de St Jean, mystère qui dépasse largement nos vues humaines.
Et lorsque je lis ces lignes aujourd’hui, ce dialogue de Jésus avec ses disciples, je réalise à quel point mon chemin est différent de celui des disciples.
Les disciples croient en Dieu, par le judaïsme qui fonde leur culture et leur foi. Jésus est leur compagnon de route, et ils doivent apprendre qu’il est aussi le Fils de ce Dieu qu’ils vénèrent. Jésus les invite à une foi renouvelée. Comme ce devait être difficile pour eux !
Ma propre foi m’a conduit à découvrir avant toute chose Jésus, cet homme qui me révèle un Dieu Père, par sa vie et ses enseignements.
Jésus pourrait me dire aujourd’hui : « Tu crois en moi, crois aussi en Dieu mon Père »
Et je ne peux que faire confiance, m’abandonner à cette foi, avec pour bagage les mots que Jésus nous a laissés et qui me mettent en relation avec ce Père qui se veut si proche : « Notre Père qui es aux cieux … »
Sabine Llido

Depuis plusieurs dimanches Jésus proclame haut et fort : « Je suis « , « Je suis la  porte » dimanche dernier, « Moi, Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie », ce dimanche.
Que signifient pour moi ces proclamations directes et sans ambiguïtés ?
Il est  bon pour moi d’entendre des paroles précises, nettes, paroles d’autorité, je les apprécie, et  j’en ai besoin. Les paroles compliquées, difficiles à suivre, ont vite fait de me faire décrocher, et il ne m’en faut pas beaucoup. Et ces temps-ci en écoutant chaque matin la messe de François à 7h, je suis  saisi par sa façon de parler, au fur et à mesure il me semble même que j’arrive à comprendre l’italien  sans la traduction simultanée, une nouvelle méthode d’apprendre la langue, et si vous perdez le fil, vous retombez toujours sur vos pattes.
El Signore sia con voi, la messa a finita !
Jean-Pierre Ricome

« Je suis le chemin, la vérité et la vie. » des paroles qui étonnent de la part de Jésus qui ne collent pas du tout avec sa personnalité.  Je comprends ces paroles comme un acte de foi des apôtres. Les apôtres  nous présentent donc Jésus comme le chemin. Jésus ne se présente donc pas comme le but, le terme à atteindre mais seulement comme un passage, un passage pour aller vers le Père : « Personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
La vérité. Je remarque que Jésus ne dit pas « J’ai la vérité » mais « Je suis la Vérité ». Les apôtres nous font comprendre que la vérité n’est pas une simple question de parole « dire la vérité », mais avant tout une manière d’être. Jésus par sa manière de vivre est l’expression parfaite du Père.
Autrement dit le moyen le plus direct pour aller vers le Père, pour connaître le Père, c’est sans doute d’écouter sa Parole mais surtout d’agir comme lui.
Avancer sur ce chemin, découvrir le visage d’un Dieu Père qui nous rappelle sans cesse le visage de nos frères, conduit à la vraie vie. A la vie en plénitude.
L’Aujourd’hui de la Parole
Nous sommes aussi invités à devenir Vérité, par l’authenticité de notre manière d’être devant les autres, sans masque, sans essayer de paraître. Devenir par notre manière d’être le visage le plus ressemblant de celui du Père.
Oui, à la suite de Jésus nous serons chemin, vérité et vie, chaque fois que dans la charité nous nous mettrons au service de tous nos frères et nos sœurs.
Jacques Chanut

Dans l’évangile de ce dimanche des mots m’ont davantage interpellé : »Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures….je vous emmènerai auprès de moi  » et la question de Thomas : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin? »
En vue du déconfinement, en passant en revue mes contacts j’ai remarqué qu’il y avait beaucoup de personnes très éloignées de toute religion, parfois indifférentes, souvent prêtes à critiquer et caricaturer ; beaucoup aussi ont abandonné toute pratique, assaillis par le doute et les déceptions ; d’autres se sont éloignés de notre paroisse mais vont ailleurs ; parmi ceux de notre communauté certains sont au courant par le site….et puis il y a tous ceux dont je ne connais que le visage ! Là est le manque !
Aller au cœur de ces « périphéries », au cœur de mes contacts quotidiens, les mêmes qui se réjouissent de voir les religions reléguées dans le privé, là est le chemin.
Comment aussi en ce temps où nos amis musulmans vivent le ramadan, avec les mêmes difficultés que nous avons vécu le carême, comment ne pas s’interroger sur les autres « enclos », ces chemins différents des nôtres et qui convergent peut-être vers la même demeure, « la même auberge », comme l’a écrit Christian de Chergé, prieur de Tibhirine ; il disait : »la différence ne peut pas laisser indifférent celui qui se sait appelé par son nom unique dans le cœur même de Dieu, son Père. Cet appel le voue à accueillir la multitude des hommes comme autant de frères uniques à aimer jusque dans le lien original de chacun avec le Maitre de toute Vie »
Je me suis aussi interrogée sur « personne ne va vers le Père sans passer par moi « 
Bienheureuse liberté que me propose Jésus … pour m’offrir sa sécurité grâce à son Amour… des mots bien d’actualité !
Passer par Jésus, c’est être au service, « mettre son tablier » en toute humilité et patience
Comme la petite Thérèse de Lisieux que « Secrets d’histoire » nous a fait redécouvrir. Si seulement son Vivre d’Amour, chanté par Natasha St-Pier pouvait nous bousculer : « Vivre d’amour, c’est naviguer sans cesse, semant la paix et la joie dans les cœurs. »
Marie Claude Perez

Depuis le 1er mai, nous sommes entrés dans le mois de la Vierge Marie. Nous retenons d’elle cette parole qu’elle adressait aux servants lors des noces de Cana : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le ». Prenons le temps de l’écouter et de mettre ses paroles en pratique. Lui seul est capable de nous sortir de toutes nos impasses. Mais rien ne doit troubler notre espérance chrétienne. Le Christ est bien présent au milieu de nous. Il est là au cœur des épreuves que connait notre monde actuellement. Ce chemin dont il nous parle n’est pas un chemin d’errance. Ce chemin n’est pas celui de la facilité. Il est étroit, et il nous conduit vers une porte étroite. Notre vie est un combat de tous les jours contre les forces du mal qui cherchent à̀ nous entrainer vers des chemins de perdition qui nous détournent du vrai but de notre vie. Il nous annonce le but et l’aboutissement de notre vie. Jésus, lui- même est toujours vivant auprès de son Père. En même temps, il nous assure de sa présence au milieu de nous tous les jours jusqu’à̀ la fin du monde. Il est pour nous « le Chemin, la Vérité́ et la Vie ». Lui seul peut nous conduire auprès du Père. Son grand projet, c’est de rassembler tous les hommes. Il nous prépare une maison dans laquelle tous nous nous sentirons accueillis avec amour. Jésus ne se contente pas de nous montrer le chemin. Il est lui-même « le Chemin, la Vérité́ et la Vie. ». Ses paroles sont celles de la Vie Éternelle. En dehors de lui, nous allons à notre perte. Personne ne peut aller vers le Père sans passer par lui. C’est lui qui nous révèle le vrai visage de Dieu. Cet évangile est un appel à̀ l’espérance, même si nous sommes bouleversés par les incertitudes et les épreuves de la vie, particulièrement en cette période de pandémie. Mais succomber au découragement serait pire que tout. Nous pouvons nous raccrocher aux paroles du psaume de ce jour : « Le Seigneur veille sur ceux qui l’aiment et espèrent en son amour. » Et Jésus est toujours là pour nous redire inlassablement : « Croyez en moi ! » En ce jour, cela vaut la peine de nous interroger : Jésus est-il vraiment notre chemin, notre vérité́ et notre vie ? Est-ce vraiment lui que nous suivons ? Si ce n’est pas le cas, nous devons réentendre son appel : « Revenez à moi de tout votre cœur… Convertissez-vous et croyez à l’Évangile… ». Je vous cite une phrase de la revue Diaconat Aujourd’hui : « Deviendrons-nous « porteurs Saints » de la bonne nouvelle, serons-nous enfin contagieux ? ».
Antoine Jordan

Le Père, « dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu. » Comme la question de Thomas, celle de Philippe fait rebondir les confidences du Seigneur. Certes, personne n’avait jamais vu le Père. Et cependant, déclare Jésus, « celui qui m’a vu a vu le Père. » Jésus est venu révéler, découvrir le visage du Père. Désormais, on ne pourra plus parler de Dieu sans commencer par l’histoire de Jésus de Nazareth. Dieu, l’invisible et l’inaccessible, veut être reconnu, rencontré, aimé en son Fils devenu homme. Tel Fils, tel Père. Mais on ne perce le secret de sa personnalité que le jour où, par un choix, on consent à le voir en Jésus Christ. Lui seul est le chemin, lui seul est la pierre vivante choisie par Dieu.
Franchi ce seuil, de quelles audaces n’est pas capable le croyant « Celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi, voire de plus grandes ». A notre tour, il nous est donné d’être la manifestation du Père ; chaque être a pour vocation de révéler la tendresse du Père.
A notre tour nous deviendrons des « pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel ». Nous sommes « chargés d’annoncer les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » Et dans les tensions inévitables de la vie et de nos communautés, sachons gérer nos tensions et maintenir un équilibre entre des sensibilités et des vues différentes entre nous. Nous serons capables alors de recevoir les autres et à reconnaître Dieu en chaque personne, chaque culture, chaque tradition religieuse.
Christian Chanliau